Elevage intensif : un modèle en (éternelle) crise

 

Récurrente ces dernières années, la grogne des éleveurs a encore pris de l'ampleur cet été, avec de nombreuses actions coup de poing. Cette année, ce sont surtout les filières porcines, bovines et laitières qui sont montées au créneau. Et comme toujours, l'objet de la colère, c'est le prix. En l'occurence, celui payé aux producteurs.

Fin juillet, face aux manifestations des éleveurs, le gouvernement avait décidé de fixer le prix du kilo de porc à 1.4€, ce qui correspond au coût de production moyen en France. Début août, au marché de Plérin (qui rassemble l'essentiel des achats et ventes de porc et dont le cours sert de référence à tous les acteurs du secteur), deux des plus gros transformateurs, Cooperl et Bigard-Socopa, décident de quitter les lieux. Pour eux, le prix du porc est trop élevé, alors qu'ils peuvent l'acheter moins cher en Espagne, au Danemark ou en Allemagne.

La semaine dernière à Plérin, le prix du porc est repassé sous les 1.4€. Et pour cause : sur les 50000 animaux, qui devaient y être vendus, 17000 n'ont pas trouvé preneur.

Toutes filières confondues, 10% des élevages seraient en difficulté, une crise "sans précédent", dixit le Ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

 

La faute à qui ?

Si le récent embargo mis en place par la Russie sur les produits européens a accentué la situation de crise chez les éleveurs, leur principal problème, celui du prix, tient en grande partie à l'ouverture des marchés et à la concurrence des produits étrangers.

Concurrence déloyale proche du dumping social, aux dires des acteurs français, qui critiquent notamment la directive Bolkenstein (mais si, celle du "plombier polonais"). Grâce à celle-ci, des travailleurs détachés, payés au salaire de leur pays d'origine, sont employés dans les élevages et les abattoirs allemands, par exemple. Sans parler des normes sanitaires et environnementales, qui peuvent varier d'un pays à l'autre et créent des disparités en termes de qualité... et de prix! On le voit, une harmonisation des pratiques et des normes au sein des pays européens serait déjà une bonne chose. Mais elle ne règlera pas tous les problèmes.

En filigrane, ce qui ressort, c'est la question du modèle. La course au prix le plus bas, au moins-disant, une course à l'échalote ou tout le monde est perdant : les éleveurs qui vivent difficilement, les consommateurs qui se voient proposer des produits de mauvaise qualité (voire des scandales alimentaires), sans compter les animaux dont les conditions de vie passent après l'impératif économique (ainsi, moins de 1% des porcs français sont élevés en plein air !)

Car à l'instar du monde dans lequel nous vivons, il y a tout, ou presque, à revoir dans notre modèle agricole. Tout y est trop artificiel : des engrais de synthèse aux prix pratiqués (quand des subventions doivent compenser des prix d'achat trop bas...), en passant par du bétail nourri au soja OGM sud-américain. Et si la France reste encore un pays de petites fermes et petites exploitations, la fuite en avant à laquelle nous sommes confrontés pourrait bien un jour nous mener à un pays de fermes-usines... Comme c'est déjà le cas chez certains de nos voisins allemands.

Il faut donc imaginer d'autres relations producteurs-transformateurs-consommateurs. Et un peu partout, des initiatives naissent afin de rendre les circuits plus courts, de rapprocher et relocaliser production et consommation.

Au final, quel élevage et quelle alimentation veut-on ? A cela, Biocoop a son idée, sa manière de faire.

 

Chez Biocoop, les agriculteurs ne sont pas des vaches à lait

Depuis sa création, Biocoop a mis l'équité envers les producteurs au coeur de ses préoccupations, et les producteurs au coeur même de son organisation de son conseil d'administration. Ainsi, plusieurs organisations de producteurs participent aux décisions prises par le réseau Biocoop.

Biocoop est un pionnier du commerce équitable Nord-Nord et a même créé une marque, "Ensemble" (solidaire avec les producteurs) pour mettre en avant ces bonnes pratiques : prix d'achat équitable, engagement sur le long terme et sur des volumes précis, soutien financier, etc. En contrepartie, les éleveurs s'engagent à respecter certaines conditions : lien au sol (l'alimentation des animaux doit être produite sur la ferme), respect du rythme biologique de l'animal,...

Résultat des courses, les éleveurs avec qui Biocoop travaille sont maîtres de leurs destins et peuvent vivre dignement de leur travail. C'est le témoignage qu'apportait au JT de France2 un des éleveurs de Biodirect, groupement de producteurs de porc français dont Biocoop est partenaire. Cette video illustre bien les partenariats mis en place entre Biocoop et les groupements de producteurs, ici Biodirect.


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Les produits du mois

L'huile Omega+ de BioPlanète

Non seulement cette huile ravit les papilles, mais en plus elle nourrit les cellules ! Omega + pourrait presque être qualifiée d'huile précieuse tant elle est bénéfique pour la santé. Plus exactement, il s'agit d'un mélange d'huiles. Bio Planète en a choisi cinq dont les acides gras essentiels se complètent pour composer un équilibre parfait, riche en vitamine E et en acides gras essentiels.

Et en plus, elle est très savoureuse, car en composant Omega +, Bio Planète a tenu compte des critères organoleptiques de chacune des cinq huiles pour obtenir une saveur très agréable.

La base de ce mélange c'est l'huile de tournesol oléique désodorisée, réputée pour sa richesse en vitamine E. L'huile de colza et l'huile de cameline vierges apportent les acides gras alpha-linolénique (oméga 3) qui sont indispensables à notre santé mais que notre corps ne peut fabriquer seul. Il nous faut donc en absorber chaque jour ! L'huile de sésame vierge, riche en anti-oxydants naturels et en omega 6, a une saveur très intéressante. Et puis bien sûr, impossible de se passer de l'huile d'olive vierge extra, qu'on ne présente plus !

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Noiseraie Productions : pâtes à tartiner pour gourmands

Les pâtes à tartiner de l'Ecureuil, c'est la marque donnée à toutes les délicieuses productions artisanales qui sortent des chaudrons de la société Noiseraie productions. Installée depuis plus de vingt ans au coeur du parc régional de la Brenne, dans le Berry (Indre), elle s'était d'abord fait une spécialité de pralinés artisanaux, cuits au poêlon, destinés aux pâtissiers chocolatiers, c'est vous dire leur savoir-faire ! Dans les années 2000 la société familiale s'est lancée dans la pâte à tartiner bio, à base de noisettes et de cacao.

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