gaspillage de l'eau

Une richesse salie et gaspillée

 

"A l'échelle cosmique, l'eau liquide est plus rare que l'or". En quelques mots, le physicien Hubert Reeves a tout dit de cette inestimable ressource, indispensable à l'humain et à la planète. Et pourtant, rien qu'en France, chaque année, près de 1500 miliards de litres d'eau potable sont gaspillés à cause de fuites dans les canalisations, soit l'équivalent de 400 000 piscines olympiques qui partent dans les terres. Quand on sait que seuls 0,6% des canalisations sont remplacées annuellement, il faudrait, à ce rythme-là, pas moins de 160 ans pour renouveler les 900 000 km du réseau de distribution d'eau.

Si certains étudient la possibilité de transformer l'air en eau - au beau milieu du Sahara, un seul km cube d'air contiendrait trois millions de litres d'eau - d'autres s'attachent habilement, et depuis longtemps, à faire oublier que cette ressource constitue un bien commun essentiel pour les habitants de la Terre. En France, et au niveau européen, la structuration institutionnelle de la gestion de l'eau s'avère plus que nébuleuse, opaque et verrouillée. Elle fait souvent la part belle aux multinationales, soutenues par divers lobbies et groupes d'intérêt. Ne nous y trompons pas, chaque mètre cube vendu et traité compte ! Le principe de gouvernance se dissout alors dans les méandres structurels pendant que la nature en fait chaque jour un peu plus les frais. Note d'optimisme pour adoucir ce bien sombre tableau : de plus en plus de ville optent pour une gestion remunicipalisée, à l'image de la décision récente de l'agglomération de Montpellier (désormais Montpellier Métropole).

Polluée à des niveaux inimaginables à certains endroits, l'eau se voit enlever ses lettres de noblesse. Elle s'habille de vert ou de bleu suivant les marées et atteint des concentrations record de nitrates dans d'autres régions françaises ; sans compter qu'elle est utilisée en quantité phénoménale pour les besoins d'un élevage intensif poussé à la déraison, ou pour arroser, à grand renfort de bobines, des hectares et des hectares de maïs.

Que faire en tant qu'individus ? Quels sont nos leviers d'action ? Installer des toilettes sèches, privilégier la phytoépuration, récupérer l'eau de pluie et la potabiliser ? Possible, en connaissant bien la réglementation en la matière, car la désinformation s'invite souvent dans la danse. Il en va pourtant de notre responsabilité de préserver cette ressource, de rendre une eau de qualité accessible à tous et toutes. Même s'il faut, une fois encore, rappeler qu'un quart de la population mondiale n'a pas accès à l'eau potable ou a des difficultés à y accéder. Et pendant ce temps, nous évacuons quotidiennement nos majestueux colombins avec cette eau que d'autres rêveraient de voir...

Développer l'agriculture biologique permet de préserver la ressource en eau comme le démontrent de multiples initiatives hexagonales. Mais quand les citoyens manifestent légitimement et clairement leur indignation face à des projets écologiquement absurdes, la réalité des forces en présence rend le chemin à parcourir encore bien long.

La faim, d'après Jean Ziegler, constitue une arme de destruction massive des populations. Au même titre, l'eau est encore trop souvent utilisée comme outil de domination des peuples ou comme arme de guerre dans les zones de conflit. Puisse-t-elle dans un futur proche redevenir un bien commun au service de l'humain !

Auteur : Pascaline Pavard, dans le très bon dossier du dernier numéro de la revue Nature&Progrès.

 

Si vous aimez les chiffres, allez faire un tour sur planetoscope, qui présente en temps réel, toutes les statistiques mondiales écologiques (eau, air, sols, natalité, etc.).

 

Economiser l'eau ?

 

L'eau nous semble être une ressource inépuisable. D’abord parce qu’on a l’habitude de tourner le robinet et d’avoir toute l’eau que l’on veut. Ensuite parce que la Terre semble être un immense réservoir d’eau impossible à vider. Pourtant, ces deux visions sont des illusions !

Premièrement, l’eau que l’on utilise tous les jours pour se laver, boire, arroser le jardin… a nécessité beaucoup d’énergie pour son extraction et sa dépollution.

Ensuite les ressources en eau potable sont bien moins importantes que ce que l’on imagine.

Si plus de 70% de la surface terrestre sont bel et bien recouverts d’eau, 97,1% de cette eau est salée !

Qui dit eau salée dit eau impropre à la consommation. Même si cette eau peut théoriquement être rendue potable, le processus nécessaire serait bien trop coûteux pour que cette idée soit réalisable à grande échelle. Par ailleurs, plus de 60% des 3,9% d’eau douce qu’il reste sur terre est non accessible (car elle est piégée sous forme de glace). L’infime partie d’eau douce qu’il reste alors est majoritairement souterraine, et située trop en profondeur pour être exploitée.

En conclusion, malgré la quantité abondante d’eau à la surface de la Terre (plus d’un milliard de km³ !), les ressources en eau potable sont extrêmement limitées. Il faut donc se rappeler que l’eau potable est un bien précieux, une richesse inestimable dont auront besoin les générations à venir ! Il est urgent de sensibiliser la population pour éviter le gaspillage de l’eau, et avoir des comportements plus responsables vis-à-vis de notre consommation.

 

Ainsi, au nom de la solidarité intergénérationnelle, de la fraternité avec les populations qui ne bénéficient pas d’eau abondante, et au nom du respect de notre environnement, réduisons nos consommations d’eau !

 

Comment réduire sa consommation d'eau ?

On connait tous quelques petits gestes écol'eau, à l'instar du célèbre "j'éteins le robinet pendant que je me lave les dents". Un petit récapitulatif est en ligne sur le site du Ministère du Développement Durable. D'autres sont moins évidents : manger bio, manger moins de viande sont aussi des moyens de réduire sa consommation d'eau globale.

 

Quelques chiffres
  • Un robinet qui goutte : 4 litres par heures, soit 35 000 litres par an ou encore 35 m3 sur ma facture annuelle !
  • Un mince filet d’eau : 16 litres par heures, soit 140 000 litres par an.
  • Une chasse d’eau qui fuit : 25 litres par heures, 600 litres par jour soit 30 000 à 220 000 litres par an (équivalent à la consommation annuelle d’une famille de 5 personnes).

 

Sources :

http://www.chambery-metropole.fr/558-eco-gestes.htm

http://www.futura-sciences.com/magazines/terre/infos/actu/d/terre-eau-potable-attention-gaspillage-6847/
http://www.lenntech.fr/francais/eau-minerale/consommation-eau-domestique.htm#ixzz3fVSDvCoG

http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/usages/consoDom.html

 

 


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