Bien que le constat général de la progression du secteur bio soit encourageant, il faut faire un parallèle entre les chiffres prometteurs et les réalités que peuvent cacher ce développement fulgurant.

 

Les idéaux défendus par les pionniers de l’agriculture bio se trouvent contrariés par les nouvelles formes de production. Le business et le capitalisme sont désormais présents sur le marché de la bio, à la conquête de la rentabilité coûte que coûte. On est loin de l’éthique initiale qui découlait d’une forme de production plus saine et respectueuse de notre environnement. La production de masse n’a que faire de la protection de nos sols, de la santé des êtres peuplant notre planète et de la sauvegarde de notre milieu.

Le bio, c’est tendance et ça rapporte gros ! Voilà ce qu’ont comprit les grands investisseurs. D’autant plus que, même non convaincus par les bénéfices de ce mode de production, les subventions sont un soutien important pour motiver les plus frileux. C’est grâce, ou à cause de ceux là qu’on voit les produits bio envahir les grandes surfaces et les étals des marchés. Mais sans la conviction que cette agriculture est un projet de société ambitieux, les entrepreneurs du biobusiness peuvent, au lieu d’en affirmer les vertus, entraîner des dérives désastreuses.

 

Peut-on parler d’agriculture bio quand on voit des migrants venus d’Afrique pour être payés aux centimes dans des exploitations certes bio, des océans de serres de plastique où croissent des tomates certes bio, des palmipèdes gavés dans des conditions déplorables mais certes bio, des labels imposant leur diktat aux producteurs prêts à payer cher le petit logo vert pour doubler le prix de leur récolte certes bio?

 

Il est urgent de booster le secteur bio, mais il faut rester vigilent à ne pas tomber dans les affres de l’industrialisation massive.

 

Les scandales éclatent partout dans le monde. Pourtant, le magasin Biocoop Le Crès y croit encore et lutte années après années pour que la bio évolue vers un marché plus éthique et plus large. Face à l’industrialisation massive, nous devons renforcer nos efforts pour que les termes de commerce équitable, d’économie solidaire et d’agriculture biologique ne perdent pas tous leur sens.

 

Si on ne respecte pas des critères sociaux et écologique exigeants et si on néglige les valeurs essentielles d’équité et de coopération on ne pourra certainement pas assurer la prospérité et la pérennité de l’agriculture biologique.

 

La vraie préoccupation ne devrait pas être le développement actuel du secteur bio. Car comment savoir si ce développement n’est pas ponctuel ?


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