Profitons de ce début de printemps pour rappeler les difficultés rencontrées par les apiculteurs

La récolte de miel est en chute libre en France. Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles tire la sonnette d'alarme. Pour éviter le naufrage de la filière apicole en 2015 il a d’ores et déjà saisi les pouvoirs publics en les invitant à réagir dans les plus brefs délais.

En 2014, le bilan a été catastrophique. Selon l’Unaf (union nationale des apiculteurs français), l’année dernière, la production de miel a atteint un niveau historiquement bas. Les mauvaises conditions météorologiques ne justifient pas à elles seules la faible activité des ruches.

La  mortalité excessive des colonies d’abeilles influe sur l’importation de miel, qui ne cesse d’augmenter : plus de 26 000 tonnes ont été importées en 2013 d’Europe, d’Argentine et surtout de Chine. Mais alors, à qui la faute ?

Les apiculteurs dénoncent d’abord l’utilisation des pesticides.Les colonies seraient en partie décimées par le recours massif aux néonicotinoïdes. A faible dose, ces pesticides attaqueraient le système nerveux des abeilles, leur causant des pertes d’orientation et des troubles du comportement, pouvant provoquer leur mort. Bien que largement critiqués par les ONG environnementales, la commercialisation de ces pesticides est soutenue par de puissants lobbies internationaux.

Les apiculteurs accusent aussi le frelon asiatique.  L’insecte noir aux pattes jaunes serait apparu en France pour la première fois en 2004.Les températures douces de cet hiver ont engendré un réveil précoce de ces frelons, redoutable prédateur pour les abeilles.Une dizaine de frelons en vol stationnaire suffisent à décimer une colonie en quelques jours.
L’UNAF réclame le classement de cette espèce comme nuisible pour organiser efficacement la lutte contre cet exterminateur de ruches.

La perte de diversité des cultures est largement incriminée comme facteur de la surmortalité des abeilles.Les cultures monoflorales comme celle du tournesol fragilisent les abeilles en les empêchant d’accéder à différentes variétés de pollens. L’appauvrissement de l’environnement en termes de ressources alimentaires (nectars et pollens) est une tragédie pour nos butineuses. De plus, celles-ci assurent à 80 % la pollinisation des espèces végétales, en permettant leur reproduction par le butinage, indispensable pour la biodiversité.

De plus, l'augmentation des maladies comme les parasites, les virus ou les bactéries fragilise largement nos colonies.En France, on doit notamment faire face depuis une trentaine d'années à l'émergence du varroa, un parasite très puissant venu d'Asie. C'est un des grands ennemis de l’abeille, il envahit toutes les régions de France. 

 


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